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viernes, 22 de septiembre de 2017

Arguments pour le nihilisme moral

J'étais en train de comprendre un texte de Sartre et j'avais du mal pour comprendre la raison pour la quelle il croit que l'univers est privé de normes morales. À mon avis il l'a supposé sans nous donner une vraie raison, par conséquent j'ai dû faire un peu de recherche pour trouver des arguments qui supportent sa position et mieux comprendre sa pensée. Pour cela aujourd'hui je veux examiner le nihilisme moral. Il faut souligner que je ne veux pas qu'on pense que je suis un nihiliste moral, seulement parce que je vais donner des argument en faveur de cette position méta-éthique. Je veux simplement exposer quelques raisons afin de les rendre plus accessibles au public qui s'intéresse à ce thème. On a tous des intuitions en conflit par rapport au domaine de la philosophie morale car d'un côté on pense que les valeurs moraux sont objectives mais d'un autre côté on croit aussi qu'ils sont subjectives. J'espère que vous aussi ayez ces intuitions contradictoire. On veut tous dire que la nazisme était une atrocité, mais parfois on pense aussi que l'éthique n'est pas une discipline fixe comme la science et donc que le fait de voler 50$ n'est pas un acte immoral. Il est difficile (presque impossible) de réconcilier ces idées. Alors dans cet article j'espère qu'on pourra parler de la deuxième partie du dilemme, c'est à dire de la subjectivité (ou l'inexistence) de la morale.

1) Cercle vicieux: Un des arguments que j'ai trouvé est cel du cercle vicieux. Un nihiliste moral peut demander constamment à un réaliste moral simplement "pour quoi?". L'objectif du nihiliste moral est cel de montrer à son adversaire que ses croyances éthiques les plus fondamentales ne sont pas justifiées. On va voir un exemple:
-Réaliste moral: L'assassinat d'un bébé est simplement immoral
-Nihiliste moral: Pour quoi?
-RM (on va supposer qu'il s'agit d'un utilitariste): Parce que c'est una façon de multiplier la souffrance humaine
-NH: Pour quoi est-ce que cela est immoral?
-RM: Parce que les humains ont la tendance à réduire la souffrance et multiplier la plaisir.
-NH: Pour quoi est-ce que cela est moral?
-RM: Parce que tout simplement c'est un principe moral.
On observe que le sceptique moral peut poser des difficultés au réaliste moral avec ce cercle vicieux qui montre que les principes utilitaristes ou kantien ou aristotéliques... sont sans fondements indépendants.

Le réaliste moral peut critiquer cette méthode d'attaque en disant qu'on peut appliquer un raisonnement proposé par William Lane Craig qui dicte qu'on peut utiliser ce même argument en faveur de le scepticisme moral pour justifier le scepticisme épistémologique. Si on demande "pour quoi?" sans arrêt dans le domaine moral, qui nous empêche de suivre la même stratégie pour questionner l'existence de notre famille ou de notre maison. L'enorme majorité des philosophes pensent que le scepticisme sur la réalité n'a pas du sens. Pour quoi croire la validité de cette méthode dans le domaine moral? Il faut donc affirmer que, tel qu'on de doit pas donner des raisons pour l'existence physique de notre maison, nos intuitions éthiques les plus basiques ne doivent pas être justifiées. C'est parfaitement évident que les objets existent, pour quoi faut-il croire le sceptique moral dans ce cas?

2) La logique cartésienne: Je pense que cet argument est la raison la plus forte qu'un nihiliste moral peut utiliser pour montrer qu'il a raison. Vous pouvez trouver toute une discussion plus extensive sur ce thème dans le Stanford Encyclopedia of Philosophy, mais pour le moment je vais résumer quelques réflexions sur le sujet.
L'idée du sceptique moral porte sur une méthode proposée par Descartes. Il pensait que si on ne peux pas éliminer la possibilité de que X ne soit pas Y, on ne connais pas qu'est que c'est X. Le sceptique moral peut adapter cet argument pour affirmer que rien n'est moralement faux en disant avec un geste de défi: "il n'y a rien d'immoral dans la torture d'un bébé, montre-moi que cela est faux!". Cela n'est qu'un croquis, en vérité l'argument est plus sophistiqué. Les premises du nihiliste moral sont les suivantes:
1.- Je n'ai pas de la justification pour nier le nihilisme moral
2.- La proposition p (le fait de torturer un bébé est immoral) implique la proposition q (le nihilisme moral est faux)
3.- Si j'ai de la justification pour croire la proposition p, et si p implique la proposition q, j'ai de la justification pour croire q
4.- Par conséquent je n'ai pas de la justification pour croire que le fait de torturer un bébé est immoral.
Ce que le nihiliste moral est en train de dire est l'idée suivante: on ne peut pas résoudre le dilemme sans tomber dans la circularité. Si notre intuition contre la torture des enfants implique la fausseté du nihilisme moral, n'importe quelle proposition on soit en train d'attaquer, notre raisonnement est circulare, on soulever la question.
Si rien n'est moralement impermissible, il n'y a rien d'immoral dans le fait de torturer des enfants. On doit être capable d'éliminer le nihilisme moral afin d'être justifiés et alors on ne peut pas justifier notre croyance. Le nihiliste moral semble avoir proposé un argument très élégant qui soutient sa position mieux que le cercle vicieux et, sans doute, mieux que l'argument des différences morales (dont je ne vais pas parler aujourd'hui par deux raisons: L'argument des différences morales est invoqué normalement par les relativistes culturels, pas par les nihilistes morales. Ensuite, l'argument des différences morales est incroyablement faible comme le dit Rachels).

Comment répondre à cet argument? Un réaliste moral peut suivre cette stratégie: Car chaque croyance implique la négations de toutes le hypothèse contradictoires, la fait de croire p implique qu'il faut éliminer toutes les hypothèse contraires. Cependant on peut nier ce principe, c'est à dire on peut attaquer la troisième proposition de l'argument. Un défenseur de la théorie des alternatives pertinentes, qui dicte que seulement les hypothèse pertinentes peuvent comptent dans cette analyse, peut argumenter que si le scepticisme moral n'est pas une hypothèse pertinente, la proposition p sera justifiée car il ne faut pas justifier la proposition q. On ne doit pas nier le nihilisme moral (proposition q) parce que c'est hors de propos. Comme ça on peut montrer au nihiliste moral que la proposition q n'a pas une place dans ce débat et on attaque son point de départ, la logique cartésienne, en modifiant ce qui compte dans l'analyse sceptique.

Cependant, le réaliste moral doit dire pourquoi le nihilisme moral n'est pas une option valide ou importante. Le nihilisme moral semble être tout à fait une alternative pertinente! La réponse du réaliste moral fonctionnes seulement si effectivement le nihilisme moral n'est pas une option pertinente. Mais peut être le nihilisme moral peut nous aider à éliminer l'existence des valeurs éthiques de la même façon que les scientifiques on rejeté l'existence des faunes ou celle des vampires. On voit donc que cette façon de questionner le véracité du nihilisme moral laisse une grande question ouverte. Ce deuxième argument du nihiliste moral semble être encore valide et convaincant.

jueves, 12 de enero de 2017

Mémoire d'un marin perdu, par une sirène

Mémoire d'un marin perdu,
par une Sirène

Rayés les ciels sont par des larmes brumeuses
et la lumière des soirs tempétueuses   
clarifie les silhouettes des marcheurs.
Et quand mes yeux se perdent
dans l'obscurité des abîmes,
je reconnais un bateau
qui porte des papillons au lieu de drapeaux.

Oh! Être un fantôme dans un fantôme
et dans ce fantôme les délires d'une aube 
composée par la fumée de l'opium.  
S'il vous plait! Écoutez la chanson de ma voix silencieuse
qui hante les tombes des fossils, morts il y a long temps,
bienvenir l'arrivée des hommes des cavernes réprouvés.

Des montagnes de sable et pierres volcaniques infestent cet endroit
et personne se rappelle de quand
la forêt a été pris victime des flames.
Une dôme tigré de blanc est en train de se noyer
dans les bras d'une machine de brouillard et lucioles
en embouant l'image d'un vessel qui disparait parmi le ciel de l'horizon.

Non! Ne prenez pas la mer,
ne abandonnez pas le "paradis" terrestre,
où aucune fleure ne fleurisse,
où aucun vent ne souffle,
où l'eau des rivières ne flux plus!   
Ne disparaissez pas de ma vue
quand le cygne qui habite dans ma bouche
peut t'attraper comme une mouche!


Periset (Tes i Rep)

miércoles, 14 de septiembre de 2016

Institut français: Rencontre avec Mathias Enard

Il a gagné le Prix Goncourt 2015 grâce à son roman "Boussole" et il a vécu toute sa vie fasciné par une amante capricieuse: l'orientalisme. Mathias Enard donnait hier à l'Institut Français de Madrid une conférence sur ce livre. Après être allé au colloque littéraire, j'espère être capable d'acheter une copie de "Boussole" le plus vite possible!
La présentation a été introduite par l'ambassadeur et après avoir louangé la carrière littéraire de cet écrivain de 44 ans, une présentatrice a pris la parole et l'entretien a commencé. La présentation a eu lieu moitié en espagnol et moitié en français.
Dans ses réponses, Mathias Énard nous a parlé de l'importance de l'orientalisme dans "Boussole" et dans sa profession. Monsieur Énard parle plusieurs langues comme le perse, l'espagnol, bien sûr le français et aussi l'arabe, c'est donc logique d'imaginer que beaucoup de ce qu'il a écrit a été en rapport avec l'orientalisme. Grâce à ses habilités linguistiques, il a travaillé comme traducteur plusieurs fois et il a beaucoup voyagé principalement à des territoires comme l'Egypte. Contrairement à ce qu'on peut penser, il a avoué qu'il n'aime pas trop le voyage comme tel, mais il adore rester dans un endroit determiné pendant quelques années. Il ne faut pas négliger également le rôle de l'art dans sa production littéraire, spécialement étant donné qu'il a étudié l'histoire de l'art à Paris. Quand je lui ai demandé sur l'influence de cette matière dans sa vie il nous a confesé que c'était grâce au fait qu'il a pris quelques modules d'arabe en étudiant sa licence qu'il a commencé à s'intéresser vraiment à l'orientalisme. 
Essentiellement, pour ce que Mathias Énard nous a dit, "Boussole" est un roman d'amour qui est plain de citations et de références littéraires et culturelles, une histoire qui nous est raconté par un des personnages principaux. À propos de cet aspect culturel du roman, la présentatrice lui a fait une question sur Proust et les "Mille et une nuits", ce à quoi Énard a structuré une comparaison entre ces deux textes que j'ai trouvé particulièrement intéressante, surtout quand il a parlé du parallélisme entre le dernier volume de "La recherche du temps perdu" et l'histoire de Scheherzade. Mais ne croyons pas que "Boussole" est un livre si sérieux. Dans la présentation, Énard nous a lu un passage du texte où il fait une dichotomie entre deux types d'artistes, ceux qui sont "tuberculeux" et ceux qui sont "syphilitiques". Avec ces mots, il essayait de parler de ceux qui sont plus extravertis, c'est à dire, les "tuberculeux", et les auteurs un peu introvertis, les "syphilitiques" et avec cette démonstration d'humeur il a classé quelques artistes comme Michel-Ange selon ces critères. Après ce passage, une femme lui a demandé: "Mathias Énard: tuberculeux ou syphilitique?" Cette intervention a fait rire à toute l'audience!      
L'objectif principal de "Boussole" est cel de réconcilier l'Orient et l'Occident et essayer de capturer l'essence de nos civilisations. Ma dernière question est la suivante: Faut-il trouver une boussole pour cela ou est-ce que cette boussole peut nous guider?        

viernes, 9 de septiembre de 2016

Albert Camus et les conclusions de Charles Moeller

Albert Camus. Cet écrivain algérien est un des humanistes et philosophes les plus importants du 20ème siècle et il a attiré l’intérêt d’un gran nombre de critiques littéraires et il a fasciné son public avec des titres comme "L'étranger", "L'homme revolté", "La chute" et "Caligula". Ses livres constituent l’essence de la philosophie de l’absurde et les bases du mouvement intellectuel qui inspirera le théâtre de l’absurde dans les années 50. L’objet de cet article porte sur examiner un peu la figure de Camus et évaluer quelques un des arguments de Charles Moeller.    
Normalement ont voit Camus comme un des philosophes existentialistes, mais plusieurs spécialistes soutiennent que point de vue n’est pas tout à fait correcte. Dans son essai “Littérature du 20ème siècle et christianisme” le théologal Charles Moeller défend que l’oeuvre d’Albert Camus a été erronément aperçue comme un exemple de philosophie existentialiste, mais cela a une explication logique. Le “cycle de l’absurde” a été paru pendant les années 40, c’est à dire, quand Sartre et Simone de Beauvoir ont commencé à définir l’existentialisme et donc on a tous cru qu’on assistait au naissance d’un nouveau auteur existentialiste. De plus, on a ignoré que “Caligula”, qui appartienne au “cycle de l’absurde” a été écrite en 1937 et pas en 1942. J’ajoute que c’est vrai que le contenu de ces premières oeuvres camusiennes a sans doute quelques éléments qui nous rappelle aux existentialistes. Cela s’explique si on comprend que, même si ses liens s’ont tordu après quelques années, Sartre et Camus étaient assez proches au début. À mon avis, la connexion principal entre les oeuvres du “cycle de l’absurde” de la philosophie existentialiste porte sur la subjectivité dont Sartre parle dans sa conférence de 1946 “L’existentialisme est un humanisme” et, en admettant que Camus était athée, c’est logique de croire qu’il aurait pu considérer la religion comme un exemple de “mauvaise foi”. Malgré ces influences, j’estime que l’existentialisme et les croyances philosophiques de Camus diffèrent dans une prémisse fondamentale, celle de la liberté. Pour les existentialistes, l’homme est complètement libre et responsable de ses actes et on est condamné à être libres, mais chez Camus le cycle de l’absurde suggère que l’homme est déterminé et qu’il manque de la liberté. Je voudrais illustrer cet argument en parlant du rôle du soleil dans “L’étranger”. Quand Meursault tue il ne le fait pas conscient de son acte, mais conditionné par la chaleur du soleil, qui joue le rôle d’un agent, paradoxalement, externe à Meursault et donc le soleil peut être interpreté comme l’étranger de l’étranger, c’est à dire, le sujet qui est externe au sujet qui est externe. Étant donné que le soleil est une force que Meursault est incapable de contrôler, il se trouve condamné à ne pas être libre et a tuer l’arabe. Ensuite, il faut également considérer la question: est-ce que Meursault est coupable de ne rien sentir? Est-ce qu’il est determiné à être l’étranger? On ne sait pas s’il a vécu toute sa vie dans l’apathie ou s’il a choisi d’être le “Sisyphe heureux”, car Camus ne nous informe pas de comment il était avant de la mort de sa mère. Cependant, je crois qu’on peut argumenter qu’il est, effectivement, coupable de ne rien sentir si on voit qu’il y a un moment pendant son juge à la fin du livre où tout le monde commence à parler du fait qu’il est l’étranger et de sa mère et en faisant cela ils oublient qu’ils sont en train de juger s’il doit être condamné pour être un criminel ou pas. La décision du tribunal est qu’il est coupable, mais on ne sait pas de quoi, si d’être un assassin ou d’être l’étranger. En examinant la nature absurde du processus judiciaire, je crois qu’on peut inférer que son apathie a eu un impact dans la décision finale. Selon ce point de vue, le monde estime qu’il est coupable de ces deux “crimes”.
Maintenant je voudrais procéder à analyser les interprétations de Moeller dans la partie de son essai “Littérature du 20ème siècle et christianisme” où il étude l’oeuvre d’Albert Camus. Avant de faire cela je constate qu’il a fait un travail excellent et que je ne suis pas un expert en Camus. J’ai seulement lu “L’étranger”, “Le malentendu”, “La chute”, “Caligula”, “Les justes”, son discours du prix Nobel de littérature en 1957 et j’ai commencé à lire “Le mythe de Sisyphe”, et je crois sans doute que Moeller a fait un très bon essai où il a été capable de synthétiser la pensée littéraire de Camus en le contrastant avec d’autres écrivain contemporaines. Il y a des phrases qui résument très bien ce que Moeller pense de ces autres auteurs, comme quand il compare la production littéraire et philosophique de Sartre et celle de Camus au début de son intervention. Les arguments du théologal sont, généralement, solides et il nous donne une explication assez complexe et totale de l’oeuvre de Camus en utilisant un gran nombre de détails et de faits afin de démontrer son opinion. “Littérature du 20ème siècle et christianisme” est une guide imprescindible qui considère un gran nombre d’auteurs et qui donne un analyse complet de la littérature de cette période. D’un autre côté, je trouve qu’il y a des aspects et des nuances dans la théorie de Moeller avec lesquels je ne suis pas tout à fait d’accord.
Premièrement, je pense que pour mieux comprendre l’oeuvre camusienne, il faut imaginer l’auteur comme le James Dean des années 40. Le jeune Camus était un homme assez attractive qui a connu beaucoup de succès avec le femmes. C’est normal qu’il pensait qu’il faut aimer la vie et s’en profiter de tous les plaisirs comme le soleil, la mer, les femmes… Et être des Sisyphes heureux. À ce point là, j’accepte le thèse principale de Moeller, néanmoins je trouve que son terme “religion du bonheur” n’est pas précis et ce concept peut confondre les lecteurs. À mon avis, la profession de Moeller lui fait interpréter l’hédonisme que Camus défend dans un monde sans Dieu d’une manière trop religieuse. C’est vrai que dans “Le mythe de Sisyphe” Camus cherche le bonheur, mais le fait d’expliquer cette recherche avec des termes essentiellement religieux ne respecte pas les intentions de l’auteur algérien et Moeller complique l’interprétation, même si en vérité l’analyse n’est pas assez complexe. Le bonheur dont Moeller parle n’est autre chose que l’hédonisme.
D’un autre côté, j’estime que la théorie de Moeller réduit l’importance et la transcendance du cycle de l’absurde dans la totalité de la production littéraire de Camus. Moeller pense que “Le mythe de Sisyphe”, “L’étranger”, “Le malentendu” et “Caligula” sont des oeuvres de crises et que après cette période de l’absurde, Camus quitte cette philosophie. Cela est une façon assez simple d’expliquer l’oeuvre de Camus, mais à mon avis cet interprétation ignore les éléments absurdes de “La chute”, une oeuvre liée à quelques thèmes propres de l’existentialisme où Camus nous montre un personnage isolé et pas trop différent à Meursault avec lequel l’auteur critique la société bourgeoise et utilise l’ironie pour montrer la dualité et les contradictions humaines. La manque de Dieu, la solitude de l’individu vis à vis de la mort et la dégradation psychologique et morale du personnage forment un triangle fondamental afin de comprendre la nature absurde de “La chute”. De plus, dans ce roman on ne sait pas exactement qui est l’interlocuteur muet de Clamence et la fin du livre est totalement ambiguë. Est-ce que le deuxième personnage est le propre Clamence? Un alter ego antérieur et, dans ce cas, un exemple de la duplicité? Sa conscience? Son reflet dans un miroir? Le lecteur? Un autre avocat qui est prédestiné à refaire les mêmes actes et à revivre la même vie que Clamence a vécu? Si ma dernière question est correcte, je soutiens que c’est impossible de nier que “La chute” présente des éléments absurdes qu’on a déjà vu dans des autres travaux de Camus comme l’impossibilité d’échapper l’univers absurde et le fait d’être éternellement déterminé à vivre une vie banale et vide, mais, en même temps il faut être positif et s’en profiter de la vie. Il faut imaginer Sisyphe heureux. Pour ces raisons, je pense que réduire le cycle de l’absurde à une période de “crise” est une erreur car en faisant cela ont ignore la possibilité de voir les éléments absurdes dans les oeuvres postérieurs de Camus.
Finalement, je veux souligner un erreur dans la traduction de l’article sur Camus. Une professeur m’a donné une copie de cet extrait de “Littérature du 20ème siècle et christianisme” en espagnol et j’ai eu l’occasion de contraster la traduction et la version originale. Je crois qu’il faut dire que le mot espagnole “dicha” utilisée pour remplacer “bonheur” n’est pas tout à fait correcte. “Dicha” a, à mon avis, une nuance religieuse que l’oeuvre de Camus manque, cela contribue à créer de la confusion vis à vis de la figure de Camus et de les conclusions de Moeller. On peut interpréter être "dichoso" comme une façon de montrer l'amour de Dieu et à mon avis il ne faut pas utiliser un mot qui peut être vue de cette façon pour définir l'oeuvre d'un écrivain athée. Le traducteur commet le même erreur que Moeller a commis en nommant l’hédonisme “la religion du bonheur”. C’est n’est pas, quand même un erreur de traduction au sens stricte du terme, car c’est vrai que “bonheur” peut être traduite comme “dicha”, mais faire cela dans un essai qui parle de Camus n’est pas très approprié, car cela christianise notre perception de Camus. À mon juge le traducteur aurait pu utilisé le terme “felicidad” au lieu de “dicha”, qui n’as pas normalement cette nuance religieuse. Dans ce cas le défaut que je vois n’a rien à voir avec Moeller, car c’est un erreur de traduction, mais je voudrais le signaler dans cet article, quand même.
Tout cela ne vaut pas dire que Moeller n’a pas raison dans ses affirmations. C’est possible qu’il y ait des détails que, pour le moment, je ne comprends pas par rapport à Camus, car je n’ai pas lu tous les livres de cet auteur. Quand Moeller a écrit son essai il les avait lu, donc c’est possible qu’il ait vu quelque chose qui lui a fait comprendre la cycle de l’absurde comme une étape de crise et que je n’ai pas encore lu. Cette critique est donc ce que j’opine pour le moment, mais cela ne vaut pas dire que mon critère soit inflexible et quand j’aie lu toute l’oeuvre de Camus je serais content de réévaluer cet article.
Afin de clore cet essai, je veux dire qu’on a exploré les influences existentialistes de Camus et on a commenté sur les conclusions auxquelles Charles Moeller est arrivé par rapport à cet écrivain algérien, mais ces observations que je propose ne sont pas définitives et je pense qu’il faut lire la totalité de l’oeuvre d’Albert Camus avec beaucoup d’attention pour observer son évolution comme écrivain et philosophe.

viernes, 15 de julio de 2016

Robert Plant: Madrid 2016!

Pourquoi est-ce que les chansons de Robert Plant durent si long temps? La réponse est claire: Parce que ce que Robert Plant fait ne sont pas des chansons, ce sont des poèmes.
Hier le festival “Noches del botánico” a témoigné un des concerts de Robert Plant en Espagne. Ça faisait quelques années que l’Espagne l'attendait, surtout après la cancellation de son tour de 2014.
À 20.50 heures environ un groupe composé par 4 musiciens a introduit le spectacle. Le son avait une très bonne qualité pendant cette première partie du show et il faut dire que le groupe a fait un bon travail pendant les 40 minutes de sa performance. Quelques chansons avant de finir, le chanteur principal de cette bande musicale, qui parlait l’anglais et l’espagnol à la perfection, nous a dit que ça faisait 34 ans qu’ils ont connu Robert Plant et que c’était un plaisir d’être avec lui dans son tour européen.
Ensuite et après avoir attendu plus de 20 minutes pour que les techniciens préparent le scénario (ce qui a été un peu ennuyeux) les Sensational Space Shifters ont apparu et avec eux, le public a vu un homme âgé qui portait un pantalon noir et une chemise rouge. Robert Plant. La température d’hier soir était très agréable et parfois le vent berçait les longs cheveux bouclés du chanteur de Led Zeppelin. Tout d’un coup, après une petite introduction musicale, Plant a prononcé les mots: “Baby I’m gonna leave you” et le public, qui avait beaucoup d’énergie, lui a rendu une ovation. Le son était excellent et les musiciens ont démontré une telle qualité que j’ai conclu qu’ils sont vraiment dignes de jouer avec Plant. Il faut l’admettre, les Sensational Space Shifters ont été sensationnelles. Même si la magnifique voix de Robert Plant a âgée avec lui, le musicien britannique a encore beaucoup de vitalité et il est encore capable de chanter d’une façon efficace et de séduire l’audience avec ses “ooh!” qui nous donnent des frissons. Le timbre de sa voix a évolué et maduré pendant les décennies ce qui fait qu’il aie encore un très beau son. Sa façon de soutenir le microphone et la manière qu’il a d’applaudir font parti de l’habilité que Plant possède d’émouvoir son public. Sa performance nous a rappelé qu’il est encore un excellent showman 50 années après son début! 
Les derniers concerts de Plant ne suivent pas un répertoire fixe ou systématique. L’autre jour quand il était à Barcelone il a commencé le show avec “The Lemon Song” et il a chanté des hits comme “Black Dog” et “Rainbow”, cet dernier a été publié comme un single dans son album de 2014. Cependant j’estime que c’est possible que le public ait manqué ces deux chansons dans le concert de Madrid d’hier, car ces tracks sont très jolies et populaires. Il joue ce qu’il veut jouer chaque fois. Cela fait que chaque concert soit different, une expérience unique. 
Quelques minutes après de “Babe, I’m gonna leave you” il a chanté des thèmes musicaux comme “Spoonful”, “The Rain Song” et “All the King’s horses”. Les pièces qu’il a composé ces derniers années, qui ont des tons africains et exotiques, ont sonné à merveille et avec une énorme énergie grâce aux formidables aptitudes musicales des Space Shifters. Il a essayé de clore sa performance avec une exceptionnelle interprétation du hit “Whole lotta love”, mais on a tous applaudi et il est rentré. Cette fois il nous a offert “Rock and Roll” et ensuite il a fait une deuxième tentative de finir le concert, mais les ovations étaient tellement fortes qu’on a eu le plaisir d'écouter l’extraordinaire son mélancolique de la ballade “Going to California”, qu’il a interpreté avec beaucoup de passion et d’émotion afin de donner un finale épique et jolie au spectacle. Les lumières ont aussi aidé a développer cette atmosphère éthérée et magique en projetant des tons bleues, mauves, blancs et rouges. De plus, parfois les sources de lumière ont crée des effets de contre-jour, ce qui a donné au show une nuance exotique.    
Pendant le spectacle, Plant a interagi avec le public d’une manière drôle et sympa. Parfois il nos demandait “Ça suffit?” et l’audience a crier “Non!” à l’unisson et le show a continué. Plant a également fait une référence au 'Brexit' en disant avec son caractéristique sens de l'humour: “On est britanniques... et on se sent très européen”. D’ailleurs il nous a encouragé à chanter avec lui en plusieurs occasions.
À mon avis, sa performance a été impecable et plaine de l’énergie de sa musique rock. J’aurais bien aimé avoir écouté des hits comme “Kashmir”, "Dazed and Confused" et “Stairway to heaven”, mais c’est vrai qu’il joue ces thèmes musicaux principalement avec Led Zeppelin. Par rapport à ce point, on espère qu’il y aura une nouvelle réunion des Zeppelins bientôt!
Même si le concert a duré seulement une heure et demi et le public avait envie de plus et même si je ne connaissait pas tous les tracks, j’ai pasé un très bon moment. Je crois, de plus, qu’il s’est amusé aussi et que le fait d’organiser un tour est une bonne méthode pour oublier le procès par rapport à “Stairway”, qui a fini le mois dernier avec l’innocence de Led Zeppelin.

“¡Hasta la próxima!”, comme il a dit en espagnol pour finir son concert!

martes, 16 de febrero de 2016

Essai de littérature: Candide

Question: Commentez les 20 premiers chapitres du roman:

NOTE: Une partie de cet essai a été envié à l'Université d'Oxford pour le processus d'admission. 


1. Introduction:
Un des thèmes les plus importants de ce roman d'apprentissage est l'évolution d'un personnage apparement innocent jusqu'à une nouvelle étape qui symbolise la vérité de la nature humaine. Ce changement est surtout souligné pour la présence du voyage et comment il est capable d'influencer Candide. Au cours de cet essai j'analyserai les concepts et les aspects clé de ce texte et les facteurs utilisés par Voltaire pour structurer cette évolution, en même temps que j’observe les autres personnages présentés dans le roman.
2. Les voyages:
"Candide" est un roman d'apprentissage dans lequel le protagoniste est exposé à une grande variété de voyages. Ces expériences sont vitales pour comprendre le texte car elles sont le fil conducteur de l'histoire. Toutes les aventures que Candide vit sont en rapport avec le voyage. De plus, le voyage a un caractère symbolique. Après avoir réalisé un voyage, Candide se trouve à une nouvelle étape de sa vie et sa mentalité a légèrement changé. Le voyage est, donc, l'allégorie d'une vie. Dans le livre, Candide aura voyagé dans des lieux exotiques et variés.
Le roman commence en Vestphalie et juste après en avoir été expulsé, Candide voyage. ("(il) marcha longtemps sans savoir où"-chapitre 2-). Dans cette citation on voit comment Voltaire représente cette allégorie symbolise l'incertitude ressenti du début d'une nouvelle étape. Ensuite, il continue ses aventures dans l'armée, où il commence à évoluer très lentement avec un sentiment d'apathie. Le hasard l’emmène à Lisbonne et des chapitres comme celui où il rencontre des pirates nous montrent un Candide de plus en plus international. (Il est certain qu'il faut voyager"- chapitre 18)
Parallèlement, on trouve plusieurs témoignages comme l'histoire de Cunégonde ou celle de la vielle, qui sont aussi liés au monde du voyage. Ces témoignages nous donnent une autre vision par rapport du mouvement. ("Il me vendit à un juif nommé don Issachar, qui trafiquait en Hollande et en Portugal"- chapitre 8-) ("à Tripoli; de Tripoli je me fus revendre à Alexandrie, d'Alexandrie revenue à Smyrne" -chapitre 12). Cette dimension peut être vue comme une métaphore de la folie de cette époque, donc comme un changement de status-quo constant. Cela sera l’explication de pourquoi les personnages de ce roman se trouvent dans une situation de voyage perpétuel. Ce voyage représente les changements du dix-huitième siècle. ("Fuyez (...), ou dans une heure vous allez être brûlé" -chapitre 13-). Ce symbole a un caractère critique. On voit le personnage de Candide en train de fuir de tout cette folie présente à l'époque de Voltaire, objectif qu'il obtient en Eldorado, mais que, quand il l’obtient, il l'ignore. On peut dire, donc, qu'un des buts de Voltaire dans ce roman est de représenter une image de la société de son époque.
Afin d'établir un jeu tridimensionnel avec les voyages, Voltaire utilise une ressource stylistique qui donne au roman un caractère intemporel. Le titre officiel du texte est: ("Candide ou l'optimisme, traduit de l'allemand de Mr. le docteur Ralph"). Ce personnage est l'idée que le roman a été traduit.  Cela donne à toute l'histoire un nuancé lié aux voyages et de la véracité au texte.
3. L'aide:
Candide est un personnage qui reçoit de l'aide habituellement au cours du roman quand il se trouve en danger. Cela nous montre que, même s'il y a des caractéristiques du 18ème siècle qui sont critiqués par Voltaire, il tend à les contraster avec une touche de solidarité que plusieurs personnages montrent envers Candide.
L'apparition de Jacques aide Candide à continuer son voyage et quand Candide veut abandonner le monde de la guerre, Jacques l’accueil chez lui. ("Il l'emmena chez lui, le nettoya, lui donna du pain et de la bière (...) et voulut même lui apprendre à travailler dans ses manufactures aux étoffes de Perse"- chapitre 3). Ces aptitudes lui seront utiles pour apprécier d'autres manufactures comme celles d’Eldorado. De plus, l'intervention de Jacques, même si elle est courte, traite des armes et du pouvoir de destruction, qu'on voit comme une référence au roman "Don Quixote". Dans ce dernier roman, le protagoniste nous parle des armes et des lettres, mains dans ce cas, Voltaire se focalise surtout sur les armes. ("que les hommes aient un peu corrompu la nature. (...) Dieu ne leur à donné ni canons, ni baïonnettes (...) pour se détruire"- chapitre 4).
Pangloss est également une figure d'aide. Ses conseils et réflexions marquent Candide et l'aide qu'ils s’apportent mutuellement est aussi un symbole de la solidarité. (-Candide dit à Pangloss- "mais il faut vous faire guérir"- chapitre 4). ("Candide perdit connaissance, et Pangloss lui apporta un peu d'eau d'une fontaine voisine" -chapitre 5-). Cette relation se développe entre eux et elle devient un équilibre comme celui présent entre un instituteur et son élève. 
Finalement, la vielle et Cacambo, eux aussi aident Candide et Cunégonde. La vielle aide Candide à la retrouver Cunégonde ("Mon fils, prenez courage, suivez-moi"- chapitre 6-), Cacambo utilise ses virtudes linguistiques pour servir de traducteur entre Candide et les peuples qu'il rencontre. ("leur langage, lequel Cacambo connaissait")
4. La mort:
On observe dans le cours du roman une présence constante de la mort. Il y a plusieurs personnages qui meurent physiquement et symboliquement. Ses morts auront un impact dans la vie de Candide.
Je viens de parler de la relation entre Pangloss et Candide. Cette amitié se brise avec la mort de Pangloss pendant les tremblements de terre. ("O mon cher Pangloss! Le plus grand des philosophes, faut-il vous avoir vu prendre, sans que je sache pourquoi. O mon cher anabaptiste!" -référence à Jacques- chapitre 6). Malgré sa mort, la figure de Pangloss continuera à apparaître grâce aux paroles de Candide ou dans des situations où Candide se regrette de l'absence de son conseil. Le manque de Pangloss est une constante dans le roman et il y a aussi des moments où Candide doute du savoir de Pangloss. ("Je viens me souvenir d'avoir entendu dire à maître Pangloss qu'autrefois pareils accidents étaient arrivés"- chapitre 16-). ("Le sage Pangloss ait été pendu contre la coutume dans un auto-da-fé (...) je me sentirais assez de force pour oser lui faire respectueusement quelques objections"- chapitre 13). La mort de Pangloss est un des facteurs qui détermine le commencement d'une pensée adulte et propre à Candide, mais je commenterai cet aspect plus tard dans cet essai, dans partie de philosophie.
Quant à Cunégonde, la possibilité de sa mort a un effet sur Candide. La seule pensée de sa mort renvoie Candide à la perspective de l'amour perçu comme une douleur. ("Cet amour, ce souvenir des cœurs, cette âme de notre âme; il ne m'a jamais valu qu'un baiser et vingt coups de pied au cul"- chapitre 4). Par rapport à l’idée de la mort de Cunégonde et à celle de son absence, on remarque la séparation entre les deux amants quand Candide est obligé de fuir pour sauver sa vie, qui fonctionne comme une autre “mort" de Cunégonde. ("Le châteaux où je suis né ne vaut pas le pays où nous sommes; mais enfin mademoiselle Cunégonde  n'y est pas"- chapitre 18). Cette phrase nous donne l'impression que, pour Candide, à cette étape de sa vie, le paradis est vraiment une personne et, par définition, son amour pour Cunégonde.
De plus, pendant la bataille décrite dans le chapitre 3, Voltaire prend des images violentes sur la mort qui, liées à la passivité de Candide de réagir dans cette situation, aident à définir son caractère. ("Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés"- chapitre 3) ("Candide s'enfuit au plus vite dans un autre village"- chapitre 3). Avec ces mots, le message de Voltaire vis à établir une critique de la guerre et de sa banalité.
D'un autre côté, Candide lui même se retrouve à tuer des gens dans quelques situations. La mort de don Issachar et de l'inquisiteur sont deux exemples de cela. Ensuite, Candide tue aussi le frère de Cunégonde ("et voilà déjà trois hommes que je tue" -chapitre 15). Cela indique un changement dans la personnalité de Candide, car au début de l'histoire, un acte similaire lui aura provoqué un important dilemme moral.
5. L'égoïsme:
Un des facteurs qui détermine ce processus d'évolution dans le personnage de Candide est l'introduction de l’égoïsme. On ne trouve pas ce dernier uniquement chez Candide, mais aussi chez d’autres personnages.
Essentiellement, quand Candide arrive à Eldorado, il n'est pas non-plus vulnérable, mais un peu plus fort qu’au début du roman. Candide est devenu plus hypocrite. Au lieu de vivre toute sa vie joyeusement dans une terre libre pleine de possibilités, une terre idyllique, il refuse de l'accepter et il préfère prendre de l'argent et retourner en Occident. ("Chargés de cailloux d'Eldorado, nous serons plus riches que tous les rois ensemble"- chapitre 18). Cette perspective nous montre un nouveau Candide, préoccupé à la richesse et à être une célébrité qu'à bien vivre. C'est un sacrifice moral, donc. Pour développer ce point, dans ce même chapitre, Candide parle d'acheter Cunégonde. ("(...) de quoi payer le gouverneur de Buenos Ayres si mademoiselle Cunégonde peut être mise à prix"- chapitre 18). L'obsession et l'égoïsme de Candide se consolident dans ce chapitre.
D'autre part, Cunégonde est un autre exemple de mon avis de l’égoïsme en “Candide”. Cunégonde est capable de faire croire à son amant, Candide, qu'elle est morte sans lui envoyer une seule lettre. Elle n’essaie pas à contacter avec lui. De plus, elle n'a pas le courage de dire directement à Candide qu'elle est encore vivante. Elle emploie la vielle pour amener Candide jusqu'à elle. ("Il suivit la vielle dans une masure". (...) "Quelle surprise! Il croit voir mademoiselle Cunégonde"- chapitre 7).
6. La religion et l'Europe:
Deux des facteurs les plus critiqués du roman sont la religion et l'Europe et les idéaux qu'ils représentent.
Le début de l'histoire revoir à une image biblique. L'expulsion de Candide de son château est une allusion satirique à l'expulsion du Paradis d'Adam et Ève. ("et tout fut consterné dans le plus beau et le plus agréable des châteaux possibles"- chapitre 1). Le château de Thunder-Ten-Tronckh est, également, perçu comme une sorte de jardin d'Eden, un lieu parfait et un modèle d'harmonie. Cette imitation du passage biblique donne un ton critique et comique à la fois au roman. Par contre, quand Candide se trouve à Eldorado, sa perception du château Thunder-Ten-Tronckh change complètement et il se met à considérer l’Eldorado comme un nouveau paradis. La remise en question de la perfection de Thunder-Ten-Tronckh est en fait une remise en question de toute l'idée d'une vie paradisiaque après la mort. ("Je me suis souvent aperçu que tout allait mal en Vestphalie"- chapitre 17). L'arrivé à Eldorado introduit, de cette manière, une double critique à la religion. Cela nous informe, selon Voltaire, qu'une vie sans religion est possible et que la liberté peut être une alternative supérieure. On voit donc, la pensée Illustrée  de Voltaire. ("N'adorez vous qu'un seul Dieu? (...) il n'y en ai deux, ni trois, ni quatre"- chapitre 18). Ce passage parle aussi de la monarchie et de l'idée qu'une monarchie laïque est une alternative, sinon, le roi n'aurait pas instauré la tolérance religieuse.
Un autre coup contre la religion est quand Voltaire nous raconte l'histoire de la vielle. Dans ces chapitres, on découvre qu'elle était la fille du Pape. Ce fait implique que le Pape avait une amante. (Cela n'est pas permis par l'Église catholique). ("Je suis la fille du pape Urbain X"- chapitre 11). Cela reflète la pensée libérale de Voltaire, qui avait des amis protestants (Jean Calas, selon' le "Traité sur la Tolérance"). Pour ces raisons, Voltaire critique la perception catholique qu'un clerc ne peut avoir d’enfants (cette idée est acceptée dans le monde protestant).
Il y a d'autres personnages liés au concept de la religion. On voit, par exemple, l'inquisiteur ou Jacques (qui a le nom d'un des apôtres). Ces figures créent un environnement religieux que Voltaire essaie de critiquer. Il nous dévoile cet objectif quand Candide tue l'inquisiteur.
Quant au avis critique de Voltaire par rapport à l'Europe, Voltaire emploie l’Eldorado pour nous expliquer le côté négatif du colonialisme. ("Les Espagnols ont eu une connaissance confus de ce pays" (...) "nous avons toujours été jusqu'à présent à l'abri de la rapacité des nations de l'Europe" -chapitre 18). La critique contre l'Espagne en particulier est aussi présente dans le livre. On doit savoir que les conflits entre l'Espagne et la France existaient encore quand Voltaire a écrit "Candide". L'empire espagnol était en train de disparaître en même temps que le pouvoir de la France augmentait.
Voltaire utilise aussi l'ironie pour développer une critique contre la bourgeoisie et la société en général. D'un côté, l'amour entre Cunégonde et Candide est, théoriquement, impossible à cause d'une question de classe sociale. Cunégonde est fille du baron et, même si Candide est de plus en plus respecté dans la hiérarchie militaire, c'es encore difficile pour eux d'être ensemble. Pour justifier ce point, on doit se poser la question: Pour quoi est-ce que Candide tue le frère de Cunégonde? ("Vous, insolent! répondit le baron, vous auriez l'imprudence d'épouser ma sœur, qui a soixante et douze quartiers"- chapitre 15). Cette réaction est provoquée par les préjugés du frère de Cunégonde envers Candide. Ensuite, on trouve des divisions de classes au début du livre avec le contraste entre Candide et le baron. ("(...) le baron était un des plus puissantes seigneurs de la Vestphalie"- chapitre 1) ("avec l'esprit le plus simple; c'est, je crois, pour cette raison qu'on le nommait Candide" - chapitre 1). On voit donc que le narrateur nous présente deux façons totalement différent de décrire les personnage. D'un côté le baron, un homme avec beaucoup de pouvoir, et un humble et simple Candide. Cependant, Voltaire nous explique qu'il y a des différences internes au sein du château. Il y a des problèmes qui concernent l'argent. ("ses palefreniers étaient ses piqueurs"- chapitre 1). Cela nous indique une manque de personnel dans le château. Cela implique aussi des problèmes d'argent, dont le baron n'a pas beaucoup. 
7. La sexualité:
Un des facteurs déterminants dans l'évolution de Candide est le sexe et son importance chez d'autres personnages du roman. Candide va être entouré par un monde rempli de symboles sexuels et cela va l’affecter. 
Premièrement, Pangloss démontre une obsession pour le sexe en deux occasions. ("(...) le docteur Pangloss qui donnait une leçon de physique expérimentale à la femme de chambre de sa mère, petite brune très jolie et très docile"- chapitre 1). Voilà la première fois où le sexe apparaît par un euphémisme de Voltaire. Cette obsession a aussi un rapport avec la critique de l'église dont j'ai déjà parlé. On trouve une deuxième scène sexuelle avec Pangloss, dans laquelle il tombe malade. ("Paquette (...) elle en était infecté, elle en est peut-être morte"- chapitre 4). Donc, même si Pangloss est vieux et savant, il n'est pas exempt des désirs sexuels.
Quant à la relation entre Candide et Cacambo, on observe une amitié très forte presque homosexuelle. Cacambo a un respect particulier pour son maître, Candide. De plus, c'est un moment dans la vie de Candide où il a du se séparer de Cunégonde. ("quand on n'a pas son compte dans un monde, on le trouve dans un autre"- chapitre 14). Cette citation exprime une métaphore sur la sexualité de Candide. Cacambo veut amener Candide dans son "monde" qui, dans ce cas, symbolise l'homosexualité. Car Candide se sent seul sans Cunégonde, Cacambo a  l'opportunité parfaite. ("Il s'appelait Cacambo, et aimait fort son maître" -chapitre 14). Chez les Oreillons, Cacambo défend aussi Candide d'une agression. ("Vous ne voudriez pas manger vos amis"- chapitre 16). La relation entre ses deux personnages est similaire à celle de Brutus et Cassius dans l'œuvre "Jules Caesar" de Shakespeare, car c'est un mélange entre le devoir (maître et supérieur) et l'amour homosexuel.
Ensuite, on voit des éléments sexuels dans d'autres scènes. Cacambo et Candide sont témoins des relations zoophiles lors de leur voyage. ("Il vit ces deux filles embrasser tendrement les deux singes"- chapitre 16). Avec l'image de deux femmes nues dans la nature on se souvient des nymphes de la mythologie gréco-romaine. Il y a encore d’autres aspects utilisés par Voltaire pour créer cet environnement sexuel comme le viol de Cunégonde par les bulgares ou l'apparition constante de cabarets.
Cependant, l'aspect le plus important de cette section est la maturation de Candide dans sa relation avec Cunégonde. ("le brutal me donna un coup de couteau dans le flanc gauche dont je porte encore la marque. -Hélas! J'espère la voir, dit le naïf Candide. -Vous la verrez, dit Cunégonde"- chapitre 8). Dans cet extrait, Candide est anxieux de voir la cicatrice de Cunégonde. Cela veut dire que Candide a envie de voir Cunégonde nue. Dans cette citation, on remarque comment le monde sexuel a commencé à influencer Candide, qui n'est pas "candide" non plus! Voilà l'ironie du roman avec l'oxymoron "naïf Candide". Candide aime Cunégonde. Cet l'amour est le motif que Candide a pour continuer son voyage. ("Candide (...) écrivit le nom de Cunégonde sur les arbres"- chapitre 19). C’est un amour passionnel. Cette image a un caractère comique car c'est une exagération et elle a, également, un rapport avec le message de Cervantes dans son livre "Don Quixote" et l'opinion du protagoniste de ce roman sur l'amour.   
8. Philosophie:
Voltaire était un philosophe, et une des figures les plus importantes du mouvement français de l'Illustration. C'est donc, logique, que “Candide” soit pleine de concepts, idées et allusions philosophiques, en commençant par l'apparition de la philosophie incarnée par Pangloss.
Pangloss est un des personnages les plus importants, les leçons de morale qu'il a donné à Candide affectent ce dernier dans sa façon de penser et ont, comme résultat, que Candide manque Pangloss en se mentionnant toujours sa façon d'analyser ce qu'il lui arrive. Il y a des différences entre Candide et Pangloss (Voir la section sur mort, citation du chapitre 13). Cela nous démontre une manière d'analyser plus adulte chez Candide, il est un peu plus autonome et il peut générer ses propres critères. Il devient assez courageux pour critiquer son ancien ami et professeur, une action qu'il n'avait pas fait dans les premiers chapitres du livre et qui dénote l'apparition d'un esprit légèrement plus critique. Mais Pangloss n'est pas le seul personnage qui représente la philosophie dans ce texte. On retrouve différents concepts de philosophie générale et aussi du mouvement des Lumières françaises.
Leibniz et Wolff engagent le débat sur si l’on est dans le meilleur de mondes possibles. Voltaire va ridiculiser cette idée dans le contraste entre l'optimisme et l'espoir de Candide et la réalité dans laquelle il se trouve. Pour cette raison, on trouve plusieurs lieux décrits comme "le meilleur” au fil du roman. Voilà Eldorado et Thunder-Ten-Tronckh, par exemple. Ces descriptions montrent comment le personnage de Candide change progressivement, comme on voit dans le chapitre 18. (Voir la partie de l'égoïsme et les citations du chapitre 18). Ce nouvel avis par rapport à sa perception de la réalité est une démonstration de comment le aventures qu'il a vécu l’ont changé. J'ai mentionné dans la partie de religion qu'il expérimente une mort métaphorique. Pour Candide, Thunder-Ten-Tronckh arrête d'être un lieu de référence pour devenir un lieu banal. Cela est lié à la philosophie grecque parlant d'une évolution vers l'homme qu'on va devenir (L'éthique des vitreux). Pour eux, une “bonne personne” était celle qui donnait la meilleure partie d’elle même, son potentiel. C'est logique de considérer le voyage métaphorique de Candide comme un chemin vers la personne qu'il deviendra, un voyage initiatique. Voltaire nous parle aussi de la culture grecque, pas seulement de ses théories philosophiques, avec l'introduction d’allusions à des mythes. ("Enfin mon juif, intimidé, conclut un marché par lequel la maison et moi leur appartiendrait à tout deux en commun"- chapitre 8). Partager une femme de cette manière nous rappelle le mythe de Perséphone qui a été partagée par Hades et les dieux de l'Olympe. 
On verra l'importance de Leibniz une seconde fois quand Voltaire mentionne le bien et le mal. ("(...) et les malheurs particuliers font le bien général; de sorte que plus il y a de malheurs particuliers, et plus tout est bien" -chapitre 4). Le clé pour comprendre les théories de Leibniz c’est de savoir qu'il base la plupart de ses idées sur une forte rationalité (ultra-rationalité). Un des objectifs de Voltaire est de combattre ses idées avec de la dérision et des jeux verbaux (une opinion que Wittgenstein développera pendant le 20ème siècle).
Quelques perspectives philosophiques sont aussi présentes dans "Candide". Le déterminisme physique qui a été développé grâce aux inventions de la sciences pendant le siècle des Lumières. (On doit souligner l’importance de Newton.) Le déterminisme physique était le point de vue qu'on peut faire des prédictions sur le monde en observant l'état initial. Ce fait a motivé la création des théories sur les hommes et la liberté: déterminisme dur et déterminisme léger. ("(...) Pangloss l'empêche, en lui prouvant que la rade de Lisbonne avait été formée exprès pour cet anabaptiste s'y noyât" -chapitre 5). Cette citation explique l'idée du destin et donc, le principe du déterminisme physique appliqué aux humains (déterminisme dur). De plus, Pangloss signale que Jacques (l'anabaptiste) était le coupable du désastre. Selon Pangloss, il n’y a rien que l’on aurait pu faire pour éviter cet événement. C'est une opinion presque apathique et froide.
Un avis populaire entre les philosophes rationalistes et ultra-rationalistes était le dualisme Cartésien, qui essaie de donner une réponse au problème corps-esprit. Voltaire utilise l'ironie pour illustrer les problèmes avec cet argument. ("Nous allons dans un autre univers, disait Candide, c'est dans celui-là, sans doute, que tout est bien"- chapitre 10). Cette claire allusion à la conception d'un monde de formes où tout est parfait (Platon était un des philosophes qui ont créé cette notion d'un monde de formes) est, éventuellement, faux et donc, signale que Candide est très naïf. Tous au long du roman il y a des exemple qui indiquent que le monde n'est pas parfait. Il n'y a pas un monde de formes comme tel, selon Voltaire. Les mots "sans doute" dans la citation du chapitre 10 ont un caractère critique par rapport à Descartes, car, pour illustrer le dualisme Cartésien, il n'a pas utilisé beaucoup d’évidence dans ses “Méditations métaphysiques”. Son argument est seulement la prémisse que l’on a la sensation d'avoir un corps et un esprit. De plus les mots "a priori", qu'on voit dans le chapitre 4, résument la tradition du pensée rationaliste, car leurs théories étaient basées sur des raisonnements a priori.
Voltaire nous a dit que Candide est naïf, malgré cela, il nous raconte aussi qu'il est capable d'employer les principes de l'Illustration pour résoudre ses problèmes, même s'il est trop rationaliste, un aspect que, comme j'ai déjà mentionné, Voltaire veut critiquer. ("Il avait le jugement assez droit"- chapitre 1). Cette phrase illustre les qualités de Candide (les valeurs Illustrés) et défauts (la rationalité excessive, selon Voltaire).
Quelques avis moraux sont, également, expliqués par Voltaire. Quand Candide et Cacambo tue les singes dans le chapitre 16 (Voir la partie sur la sexualité), l'auteur du roman fait se poser la question aux lecteurs: Est-ce que cela est une action morale? ("Autrefois pareils accidents étaient arrivés" -chapitre 16) où le mot "accidents" a des connotations négatives.

John Locke était un des philosophes qui ont développé le concept du Tabula Rasa, la notion qu'on a aucun sorte de connaissance annate et tout ce qu'on sait vient de l'expérience de vivre. Cette idée a révolutionné la façon de penser entre le contemporains de Locke et elle a été très importante pendant la révolution française. Tabula Rasa questionnait fondements traditionnels des hiérarchies et d'avoir un droit à accéder au pouvoir. Pour ses raisons, Tabula Rasa, donc, peut être considéré comme le principe des théories modernes sur l'égalité. ("Pangloss m'a toujours dit que les hommes sont égaux"- chapitre 15). Voltaire utilise cette conception avec un double objectif: défendre la position de Locke et critique la perspective d'une société divisée en classes.
Voltaire introduit quelques arguments qui sont propres au nihilisme, tendance philosophique qui sera développée plus tard par des philosophes postérieurs à Voltaire. Le nihilisme est, simplement, la posture philosophique qu'il n'y a rien. ("Nihil" en latin signifie "rien"). Camus parlera de ce point de vue dans ses œuvres aussi dans le 20ème siècle. ("Vous voyez comme les richesses de ce monde sont périssables"- chapitre 19). “Tout est éphémère” est le message que Voltaire veut nous faire passer. Tout ce qui est matériel a une fin. 
D'un autre côté, il y a des avis plus positifs dans le roman. Un message de persistance et d'optimisme, incarné par le personnage de Candide. Par le fait d'être naïf, il est optimiste. Il veut accomplir ses objectifs (retrouver Cunégonde et récupérer les valeurs qu'il a perdu après avoir être obliger à fuir de Thunder-Ten-Tronckh. L’évolution psychologique progressive de Candide, produite par tout ce qu'il voit pendant ses voyages (la mort, le sexe...) nous apporte de l’espoir. On a l'idée qu'après avoir été forcé à quitter tout ce qu'il a aimé, c'est encore possible de le retrouver. Voilà le titre du roman "Candide ou l'optimisme".
9. Conclusion:

En conclusion, les sentiments que Candide exprime et ses relations avec les autres personnages vont l’influencer. Il deviendra un peu plus mature et autonome dans les premiers 20 chapitres du roman. Voltaire emploi plusieurs facteurs afin de structurer ses critiques en même temps qu'il parle des concepts philosophiques et qu'il illustre ses propres idées. 

miércoles, 11 de noviembre de 2015

Commentaire sur "Candide" de Voltaire. Mon avis:

Commentaire: Candide:
À mon avis, "Candide" est un roman intéressant qui veut transmettre plusieurs messages, basés sur des opinions de l'époque de Voltaire. 
Par rapport aux aspects philosophiques du roman, on remarque l'introduction de deux écoles différents contrastés afin de critiquer les théories de Leibniz. Une est incarnée par Pangloss et l'autre par Martin. De plus, on observe que les idées de plusieurs philosophes sont présentées dans le roman. L'état de nature de Hobbes dans le chapitre XXI et le pessimisme de plusieurs personnages renvoient au fait que le monde n'est pas le meilleur que l’on puisse imaginer. Cela est aussi développé par l'entrée à Eldorado. Personnellement, j'ai bien aimé la présence de Pangloss dans le roman. Il est toujours dans l'inconscient et ses principes ont influencé Candide, qui commence a être un peu moins naïf, même s'il incarne l'optimisme et l'espoir. Par rapport à Candide, je crois que le jeu de Voltaire pour montrer qu'il peut aussi perdre espoir (chapitres XXIV et XXV) signale qu'on a tous des doutes qu'on ne peut pas combattre. Ensuite, le côté moral et la conclusion métaphorique finale du jardin, où Voltaire exprime l'idée qu'on doit travailler, est le principe que l'optimisme et le respect triomphent sur la négativité. Le message final du livre est la persistance et le culte de l'esprit. "Candide" parle aussi de retrouver ce qu'on a perdu. Cela est illustré quand Candide retrouve les personnes et les idéaux personnels qu'il avait perdu au début du livre.
J'ai trouvé tout cet aspect philosophique du roman fascinant. Les idées de Voltaire montrent qu'il est capable de jouer avec plusieurs éléments intellectuels. 
Dans le cours du roman on voit la critique sociale que Voltaire est en train de structurer. Il parle de la religion, de l'esclavage et de l'Europe. Pour ces raisons, le roman a été interdit pendant plusieurs années en Europe. Il parle aussi des difficultés liées au mariage entre deux personnes des différents classes sociales. Afin d’appuyer sa critique, Voltaire utilise les voyages et les malheurs et mésaventures des personnages comme le fil conducteur.
L'auteur de "Candide" est aussi capable de jouer avec les possibilités du langage. On observe cela  quand Voltaire décrit Pococuranté, qui parle en un français ancien. Ce point montre l'originalité de Voltaire comme écrivain et linguiste.
Cependant, même si j'ai bien aimé le roman, il y a des aspects que je trouve ridicules. Par exemple, quand Candide tue le frère de Cunégonde, le lecteur n'obtient pas l’explication de comment Candide a trouvé une épée. De plus, presque tous ceux qui meurent apparement expérimentent une étrange résurrection, qui est croyable mais trop fantastique pour un roman comme "Candide", qui essaie de peindre un dessin de la société. C'est aussi difficile de croire que Candide peut trouver toutes les personnes qu'il avait connu à Thunder-Ten-Tronckh si naturellement.

En conclusion, même s'il y a des aspects facilement au cours du roman que je n'ai pas complètement aimé, je pense que c’est notablement un bon roman. Les messages et valeurs que Voltaire utilise sont universelles et intemporelles et ils reflètent la nature et les désirs humains.

jueves, 20 de agosto de 2015

"Julio César" en "Los Justos" y la teoría del sujeto superior

La presencia de "Julio César" en "Los Justos" y la teoría del sujeto superior:

1.1 Nota al lector:
Para la comprensión total de el siguiente texto, hay que tener en cuenta que lo leí en la versión original y por lo tanto mi razonamiento acerca de la "teoría del sujeto superior" se me ocurrió en francés. Por ese motivo se deben tener presentes las acepciones y matices de la palabra francesa "sujet". Estos matices son más abarcadores que en el idioma en el que está escrito este comentario. "Sujet" en francés quiere decir tanto tema central de una discusión como sujeto en lo referente a la categoría de un personaje, entre otras acepciones pero en este ensayo iremos con la primer acepción explicada. La manera denominación de este "sujeto superior" variará a lo largo del ensayo para que este concepto sea más fácil de comprender. Como sinónimos de este "sujeto superior" emplearé los términos "tema superior", "sujeto trascendental", "conjunto de valores", "valor trascendental" "causa superior"... Pero las ideas analizadas en este ensayo no son etimológicas sino filosófico-literarias y a continuación procederé a enunciarlas.

1. 2 Introducción:
El objetivo del siguiente ensayo es intentar justificar de manera breve el impacto que ha tenido la obra de Shakespeare "Julio César" en "Los justos" de Albert Camus y seguidamente hablar de la que llamo 'teoría del tema superior' y su importancia con respecto al personaje de Kaliayev.

2.  "Julio César" en "Los Justos":
El principio fundamental en el que se sustenta el argumento literario y moral de "Julio César" reside en la mentalidad de los conspiradores. En este escrito todos los asesinos son realmente unos traidores a Julio César, desde una perspectiva moral sus motivos para acabar con la vida del dictador romano se basan en la envidia y los celos principalmente. Sin embargo, los miembros del complot disfrazan sus razones, como vemos en distintos fragmentos de la obra, como "justas" después de la muerte de César o cuando traman su atentado en la casa de Bruto. De hecho en el Acto III, Marco Antonio tacha en su discurso a gente como Casca de "envidioso" y denuncia la crueldad del magnicidio.
Curiosamente, el único conspirador que actúa siguiendo un patrón regido por la lógica y el concepto de "ser noble", pensando siempre en el bien colectivo de la nación es Bruto, quien cree que si la muerte de César significa una Roma libre, entonces César debe ser sacrificado (que no "asesinado"). Bruto está nutrido de la filosofía estoica, que lo define como alguien lógico y esto se puede observar en su discurso del Acto III, el cual tiene una presentación prosaica basada en la razón y argumentos deductivamente válidos.
En resumen, nos encontramos con un conspirador movido por la honestidad frente a todos los demás movidos por razones poco éticas.
Paralelamente, Camus plantea un escenario justamente inverso en su obra "Los justos". En este drama todos los terroristas se rigen por motivos éticos basados en la libertad de la Rusia donde se ambienta la obra y en la justicia absoluta por encima de todo. Aplican principios dignos de una dosis de la doctrina del utilitarismo, corriente filosófica que defiende la premisa de "la mayor felicidad para el mayo número de personas". Sin embargo, los terroristas de "Los justos" adoptan una versión simplificada y radical del utilitarismo de Mill. Mill, que es más complejo en su análisis utilitarista, procedería a analizar los efectos secundarios de la decisión de matar al gran duque y las consecuencias de la misma antes de proceder, pero discutir estas cuestiones nos alejaría del tema principal de este escrito. En definitiva, el utilitarismo es una posición que en seguida se complica bastante, mucho más que su versión expresada en "Los justos".
Por el contrario, hay una excepción en el grupo de terroristas, una persona con una visión radical del partido socialista revolucionario, Stepan. Stepan pide medidas drásticas desde el principio de la obra. Él instiga la muerte de los hijos del duque en el Acto II de "Los justos" (como había hecho Casca en "Julio César" al solicitar la muerte de Marco Antonio) y acusa a Kaliayev de no representar la revolución.
Por lo tanto, mientras "Julio César" plantea un mundo donde todos los terroristas son deshonestos salvo uno, que presenta una opinión noble y lógica, "Los justos" ofrece la concepción opuesta. Es decir, un grupo de terroristas donde todos siguen principios honrados para matar al duque con solo una excepción.

3. "Los justos" y 'La teoría del sujeto superior':
Acabamos de hablar sobre los motivos de los personajes para atentar contra el duque. El siguiente apartado está de algún modo relacionado con este aspecto.
Mientras que personas como Dora o Annenkov tienen claro que su razón para idear el atentado es solamente la justicia ("DORA: (...) Somos los justos" Acto III) ("STEPAN: Hace falta toda la justicia o es la desesperación" Acto III), Kaliayev parece necesitar algo más, dado que debe afrontar su propia muerte y de entre todos los terroristas es el que más tiene que perder por el mismo motivo. Se está sacrificando por la causa, pero a medida que avanza la obra vemos cómo la tensión psicológica de su personaje aumenta progresivamente. Esto suscita la idea de que se esté adscribiendo a algo para tomar esta decisión.

La explicación que defiendo con respecto a este aspecto es la 'teoría del sujeto superior'.  Este planteamiento es realmente una manera de eludir los problemas filosóficos del relativismo y del intelectualismo moral, estructurando así una teoría objetivista moral. Si bien los valores son algo evidente, por lo que, aunque se pueda llegar a ellos tanto por razón como por sentimientos, están desvinculados de estas dos corrientes, por ello evitan los problemas de ambas teorías. No es necesario aplicar una fría lógica, como decía Kant con sus imperativos categóricos, para alcanzar conclusiones acerca de los valores, ni tampoco es necesario seguir reglas asociadas a las emociones.
Recalco nuevamente que este sistema de pensamiento tiene por objeto ser una explicación posible acerca de la dimensión y el dilema psicológicos de Kaliayev. La causa superior hace referencia a lo que se necesita desde un punto de vista interno y mental para tomar una decisión irreversible, teniendo en cuenta lo que se deja atrás al tomarla. Es, a fin de cuentas, una fuerza universal que nos impulsa y fortalece nuestras decisiones y sustenta nuestra posición para sobrepasar no solo las barreras de la muerte, también las del sentimiento y la vida misma, aportando así sentido tanto a la vida como a la muerte. O sea, los sentimientos en sí pueden influir a los temas superiores pero no deben ser considerados eso, puesto que un sentimiento no es un valor. Los mismo pasa con todo valor que no sea trascendental. Así, no sentimos la injusticia (que no es un sentimiento, sino un concepto contrario al valor de justicia), pero ésta provoca en nosotros o un malestar o una reacción lógica por imperativos categóricos que nos indica que algo va mal. Por lo tanto e independientemente de si hayamos tomado la ruta ética de la razón o la emoción, en el caso de que estemos arriesgando nuestra vida en una acción irreversible, nos adscribimos a un valor de, por ejemplo, justicia para erradicar un régimen injusto.
En el caso de "Los justos" toda causa superior que se presenta ante Kaliayev sigue una característica clave, puesto que la decisión irreversible en este caso se rige por la afirmación: "la capacidad de la dar la vida por". El escenario debe ser irreversible porque ahí es cuando se manifiesta realmente lo que motiva al individuo. Una acción reversible no tiene mayor trascendencia y no genera ningún tipo de dilema interno. Sometidos a presión y el hecho de que exista la posibilidad de dudar de la corrección moral de nuestra acción, es cuando podemos optar a decidirnos por valores. Es cuando empieza a surgir la duda en una decisión importante cuando el Hombre se da cuenta de que él puede fallar, por eso se adscribe a algo superador a sí mismo, algo que no pueda estar equivocado y que le aporta la fuerza para seguir adelante. Cuando voy a comprar al supermercado no compro por un valor como la paz o el respeto. Como lo irreversible implica perder cosas y dar paso a otras y aquí se ven las verdaderas motivaciones del individuo, basándonos en ellas podemos juzgar su acción como moral 100% (si aplica correctamente la causa universal) o como posiblemente moral (si sigue otros motivos como el sentimiento). El contexto cambia cuando estoy arriesgando mi vida porque entonces sí dejo la puerta abierta para que un dilema concerniente a los valores pueda aflorar. O sea, la situación es clave porque pone en apuros al individuo y le sitúa en un contexto que favorece una reflexión profunda sobre sí mismo. Todo sujeto trascendental ha de ser también universal, cualidad que le da la nomenclatura de "superior" al término en cuestión, o de lo contrario no llegaría a transmitirse a la audiencia o al lector un deseo de ir más allá de lo tangible. Al decir universal entendemos que significa: "el valor intangible que seguirá de manera objetiva una vez el individuo haya muerto y que se puede reconocer en mayor o menor medida en cualquier contexto porque es objetivo". A lo largo de la historia de la humanidad ha cambiado nuestra manera de percibir la justicia pero no el concepto universal de justicia, por lo tanto es un valor. Aunque Kaliayev muera, él puede inferir que el concepto de justicia por ejemplo mantendrá su objetividad tras su muerte. Esto es así porque cada vez que alguien ha muerto (y estamos hablando de miles de millones de casos), el concepto de justicia no ha alterado su definición universal. Por lo tanto, aunque es cierto que hasta que Kaliayev no muera no se puede verificar si el caso sigue siendo ese, es correcto inferirlo. Tenemos suficientes pruebas para realizar una inferencia.
"Los justos" presenta un análisis de ir más allá de lo tangible y hacia la muerte, por ello las emociones expresadas en el conflicto de sujetos superiores de Kaliayev nos llegan con facilidad y desdoblan universalmente en una noción de empatía. Por lo tanto un sujeto superior tampoco se puede tocar, puesto que se trata de un valor o de una serie de características de una sucesión de valores. No obstante, es posible que este sujeto superior desdoble en un resultado que acabe por implicar un deseo de perdurar en la memoria, aunque esto no sería verdaderamente el objetivo prioritario de un valor trascendental. En otros términos, son los valores los que motivan o deberían motivar al Hombre. No hay nada que esté sobre ellos. Gracias a los valores sabemos que aunque ahora mismo tenga ganas de, digamos, saquear una tienda y llevarme su dinero, es el valor de respeto lo que me echa para atrás.
Pongamos un ejemplo: Un avión ha sido secuestrado por terroristas que tienen intención de estrellarlo contra un aeropuerto. Un tema superior se manifestaría si un pasajero, llamémosle Pedro, sabe que su familia está en el aeropuerto en cuestión esperándole. Pedro tiene la opción de trascender por un valor dado que está ante una escena que va a ser irreversible para él. Pedro se encuentra en el problema de la elección de un sujeto superior en este caso: Puede decidir dejar que el avión se estrelle en cuyo caso no respetaría ningún sujeto superior porque es una decisión que aun irreversible no hace por ningún valor. Puede también pensar en su familia y estrellarlo antes de que llegue al aeropuerto para protegerlos, estrellarlo por la justicia (aniquilar así también a los terroristas) o por un tercer tema superior compuesto de casos particulares del amor a su familia más la justicia. En el caso de que tomara esta última ruta, no estaría decidiendo un único valor, sino características de dos: amor y justicia. Entonces no está respetando enteramente la definición de "amor" como el amor por toda la gente del aeropuerto, sino el amor por su familia. Tampoco está respetando el concepto de "justicia" como justicia mundial, sino como la justicia de acabar con estos terroristas en concreto. El sujeto superior nos provee con una explicación sobre el hecho de trascender, puesto que Pedro decide destruir el avión antes de que se causen más daños, por un sujeto superior compuesto por ciertos componentes de amor y justicia. Trasciende porque esta composición, este sujeto superior que él ha creado seguirá allí como ideal después de su muerte y de este modo aporta sentido a su muerte y a su vida, porque él ha vivido y ha muerto por aferrarse a un valor intangible y abarcador, que permite combinaciones de características de diversos valores. Ha dado la vida por esta noción. Es universal porque desde un punto de vista exterior a este hecho se percibe empatía hacia Pedro. Es esta flexibilidad a la hora de combinar casos particulares de valores la que diferencia un sujeto superior de simplemente un valor más. O sea, cuando tomamos una decisión capital en nuestra vida individual la podemos hacer por el valor trascendental y universal X, por el valor trascendental y universal Y o por una mezcla trascendental y universal que combine partes de X y de Y. O sea, yo no ejecuto una decisión moral basándome en una combinación total de 2 o más valores respetando a la perfección (en un sentido universal y trascendental a mí mismo) la definición de ambos. Pero lo que sí puedo hacer es mezclar características universales y trascendentales de estos dos valores para crear mi propia causa superior. Por lo tanto, la definición de un sujeto superior es más abarcadora que la de un valor en sí mismo y se caracteriza por esta versatilidad a la hora de escoger temas trascendentales y universales que son los que se acaba por dicta el propio individuo. En otras palabras, rara vez encontramos decisiones capitales que podamos explicar con un único valor, el ser humano es más complejo que eso, por ello abundan los temas superiores por combinación de otros ideales, he ahí la denominación "conjunto de valores" en vez de listar una a una todas las posibles combinaciones de los valores, dado que sería un proceso infinito.
Este no sería el caso si, supongamos, el ejército decide volar por los aires el avión antes de que cause más daño. El ejército no estaría acatando un tema superior porque los militares no se encuentran en una situación irreversible con respecto a ellos mismos y pueden estar considerando factores incompatibles con la definición que caracteriza a un tema superior. En otras palabras, pueden estar pensando en ahorrarse la destrucción de bienes económicos (el aeropuerto), por ejemplo, en cuyo caso no pueden seguir un sujeto superior porque la economía simplemente no es un valor. Aunque sea por la propia empatía, tampoco sería esta un tema o sujeto superior, puesto que la empatía no es un valor, sino una característica de la naturaleza humana en sí. Si alguien del ejército estuviese, por ejemplo, casado con alguien del avión, ahí sí sería una decisión que, aun sin ser enteramente irreversible (se puede volver a casa), afecta en mayor medida a una vida, puesto que podría provocar al personaje en cuestión, por ejemplo, traumas psicológicos, y así sí podría empezar a manifestarse una tensión provocada por elegir un conjunto de valores.

Ahora bien, en nuestra vida no toda acción que tomamos va regida por una causa superior. Si voy a comprar algo, mi decisión es reversible por lo que no estoy en condición de adscribirme a un valor trascendental. Volviendo al ejemplo del ejército, ellos siguen órdenes y no temas superiores en un principio y como norma general, salvo que, como ya he dicho, estén emparentados con alguien del avión, que sería un caso a parte. Por tanto, aunque la acción del ejército pueda delimitada por valores o un conjunto de características de diversos valores, al no estar en un escenario que vaya a aportar sentido tanto a su vida como a su muerte, no están tomando un tema superior, sino por otra vía que no tiene porqué ser éticamente incorrecta. Esto tampoco quiere decir que toda acción irreversible tenga que estar delimitada por un valor trascendental, porque hay acciones irreversibles con respecto a mí mismo que puedo tomar basándome en otros principios como el sentimiento por ejemplo. Esto, reitero, no tiene porqué llevar a una mala decisión, simplemente una que no se hace por tema superior. Al basar una decisión enteramente en sentimientos en vez de en valores trascendentales puede que yo no desee universalidad o trascendencia en mi acción pero aún así la hago. La idea está en que una acción realizada de manera irreversible pero que está basada en el sentimiento puede ser moralmente correcta o no, pero por contra, toda acción centrada en un tema superior debe ser moralmente correcta o de lo contrario no sería una acción por valor trascendental. Y en este caso, hay que recordar que un tema superior es una manera de explicar por qué se producen conflictos psicológicos en una decisión irreversible, pero no tiene por qué ser la única. Los sentimientos nos ponen en una situación parecida con la diferencia de que si tomamos una decisión aplicando la introspección corremos el riesgo de equivocarnos y es más, no sería una acción ni trascendental ni universal. Hay otras cosas que motivan al Hombre y que no son valores como la ambición. Expuesto al límite de mi ser puede que decida atracar una tienda por ambición pero al no ser la ambición un valor trascendental y universal, esto puede llevarme por el sendero de una acción correcta éticamente o incorrecta, depende del caso. No existe en este caso la garantía de realizar una acción correcta que nos aporta un sistema de valores. En definitiva, que aunque factores secundarios como los sentimientos o la razón pueden influir en nuestras decisiones más importantes la idea principal del sistema filosófico del sujeto superior es que son los valores trascendentales y universales, y que no derivan ni de razón ni de sentimientos, los que motivan al Hombre. Las grandes decisiones en la vida moralmente correctas se realizan en favor de valores que pueden combinarse entre sí. Gracias a ellos llegamos a conclusiones morales garantizadas como buenas. El Hombre, una vez expuesto al límite de su ser mediante una situación irreversible, se autoregulará en sus acciones gracias a sus valores si los respeta de un modo universal. Esto explica la corrección moral en una decisión tomada por conjunto de valores. Los valores son supremos. Toda decisión que puede desdoblar hacia un conjunto de valores provoca en el realizador un dilema interno. Así una decisión por tema superior evita los problemas del relativismo moral al no hablar de sentimientos y los de los imperativos categóricos, puesto que reduce nuestras decisiones en una situación extrema al conocer los valores universales y respetarlos. ¿Se pueden realizar acciones moralmente buenas basadas en sentimientos o en imperativos categóricos ante una situación irreversible que me afecte directamente? Sí. ¿Hay una garantía absoluta de que mi acción al final sea moralmente correcta? No, así lo demuestran los problemas de imperativos categóricos que se contraponen o las objeciones del relativismo moral. ¿Si, expuestos a una situación irreversible, respetamos un tema superior ya sea por combinación de valores o por uno solo llegamos a una conclusión correcta? Sí. Entonces, si toda acción por tema superior da como resultado una acción moral, ¿por qué existe la tensión psicológica a la hora de elegir un conjunto de valores u otro? Para responder a esta cuestión diré que este dilema se provoca realmente por una ilusión. Me explico, desde una perspectiva general sobre el tema, sí da igual, pero para el individuo que está tomando una decisión no. Esto se debe a que tenemos la sensación de que elegir un tema superior u otro que sustente nuestra acción alterará su resultado moral aunque este no sea el caso. Esto es así porque no tenemos absoluta certeza de si nuestra concepción de un valor universal se equipara al valor universal en sí mismo. Siempre podemos estar equivocados. Este riesgo sumado a la ilusión de que sacrificarse por un principio u otro no da igual nos pone en un apuro cuando en realidad no tiene porqué. El Hombre piensa que morir por justicia no es igual a morir por la verdad pero ambos son valores trascendentales igual de válidos. En términos de temas superiores, los factores no alteran el producto porque las causas superiores tienen el mismo valor unas con otras, por eso son compatibles entre sí y agruparse en modo de conjunto de valores. Por eso esta explicación supera el problema de imperativos categóricos de mayor o menor medida y los del emotivismo moral que justifican cualquier tipo de acción. El hecho de que Camus exponga a Kaliayev ante diversas causas superiores a las que adscribirse genera en él una ilusión o creencia unida a la incertidumbre que implica elegir una causa superior u otra, he aquí el verdadero problema interno del personaje. En otros términos, creemos que el sentido de la vida depende de la causa superior y esto nos lleva a confundir la ética con el sentido de la vida y a pensar que combinar un valor con otro no da igual porque alteraría el sentido que le damos a la vida. Esto es erróneo. A la vida se le aporta sentido dejándonos llevar por cualquier causa superior mientras ésta se aplique correctamente en un sentido universal.

Aplicado a la obra en cuestión, este argumento se basa en la idea de que Kaliayev precisa de un valor trascendental, un principio que perdure después de su muerte ayudándole a mantenerse fiel a su palabra de un modo universal, y es una teoría que defiendo como plausible pero acepto perfectamente la posibilidad de que esté yo equivocado en mi razonamiento. Es más, es altamente posible que lo esté. No obstante, me parece lógico ir perfilando el concepto de tema superior aludiendo al hecho de que es más abarcador que la religión en sí, aunque esto no significa que la religión no pueda ser un tema superior. Así todo lo religioso será un tema superior pero no todo tema superior ha de ser religioso o divino. Por lo tanto y siguiendo la línea filosófica de Camus cuando hablamos de un sujeto superior hacemos referencia a un elemento trascendental que nos fortalece a la hora de tomar una decisión de elevado calibre. Un valor trascendental que deriva de la condición humana y que, aplicado al caso particular de "Los justos", de la capacidad del Hombre de "dar la vida por". Con esto, Camus nos aporta una explicación, una vía para dar sentido tanto a la vida como a la muerte.
Camus fue un autor que en un periodo de actividad filosófico-literaria relativamente reducido (aproximadamente entre 1940 y 1958) presenta una exponencial evolución y aunque muchas temáticas centrales y experiencias vitales se repiten en su producción, muchas de estas obras son radicalmente diferentes. El caso de "Los justos" con este respecto es bastante interesante y, como se dirá más adelante, induce a considerar la posibilidad de que sea vista como una obra de transición.
("DORA: ¿No me amas más que a la justicia, más que a la Organización? KALIAYEV: No os separo, tú, la Organización y la justicia" Acto III). En esta escena vemos cómo Dora está forzando a Yanek elegir. Este es un dilema al cual se enfrentará Kaliayev más adelante en la obra. Aquí vemos cómo Dora le pide que elija un motivo principal. Sacando la oración del contexto amoroso y metiéndola en el filosófico, comprobamos que mientras Dora habla de devoción física y amorosa, Kaliayev se está refiriendo a su significado y su papel en la vida y en la muerte, puesto que desde el principio de la obra sabe que va a morir y necesita reunir fuerzas para afrontar este hecho, de lo contrario sería una persona deshumanizada y esto parece ir en contra de la visión de terroristas humanizados que Camus parece plantear en su obra. De hecho se podría interpretar esta conversación entre Dora y Kaliayev como una conversación paralela, dado que cada uno tiene en la cabeza dos temas distintos y de esta manera Camus contrapondría la temática amorosa con la filosófica. Para Kaliayev las tres ideas expresadas en esa cita son una, un solo valor o sujeto superior que le sobreviva y perdure tras su muerte, una razón por la cual saber que después de su muerte dejará un legado a la Organización, tal es su compromiso con ésta como vemos en: ("DORA: ¡Quién podrá tomar su puesto esta noche!" Acto V). Es realmente a partir de su escena con Dora en el Acto III cuando empezamos a ver palabras en el drama como la justicia, el amor o la religión, las cuales se encuentran presentes sobre todo en el Acto III y en el VI, por lo tanto la presencia de opciones por sujeto superior incrementa hasta en la frecuencia en la que aparecen y el estilo con que estas ideas son expresadas. ("la paz" Acto VI) ("Las marcas de su amor" Acto III) ("Si la tierra fuera libre, tú no estarías aquí" Acto VI) ("El amor más que la justicia" Acto V). Toda esta continua serie de valores trascendentales que encontramos a lo largo del texto, son todos sujetos superiores. Además, esta decisión se complica aún más, dado que Kaliayev siente cariño por los niños, como observamos cuando el primer atentado fracasa, dado que éstos representan el futuro de Rusia, una razón por la que liberar al pueblo de la tiranía del duque. Esto contrapone diversos sujetos superiores, incrementando a su vez la presión psicológica del personaje.
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Kaliayev es un idealista absoluto que lucha contra las ideas. De hecho, reitera que se enfrenta al despotismo, no al duque. Esto hace que el hecho de que sea precisamente él, el idealista, quien deba elegir un conjunto de valores sea aún más plausible y tenga lógica. ("KALIAYEV: Mato al despotismo"). Si él se enfrenta a las ideas, es razonable inferir que son éstas mismas las que mueven sus acciones, dado que la mera determinación de luchar contra las ideas es un idea en sí; el ideal de pelear contra ideas opresoras. Esto aporta sentido a que una teoría abstracta e idealista como la del sujeto superior se manifieste en Kaliayev. Iré un paso más allá: entendiendo la personalidad de Camus, su posible ateísmo, su doctrina política que implica solidaridad con el prójimo, y el hecho de que la tuberculosis hiciera que apreciara más la vida al someterle al borde de la muerte, es lógico pensar que él también desee estructurar un personaje que se aferre a la vida y explique la muerte por una razón basada en las ideas y en principios superiores desvinculados del universo teológico y que sean una alternativa al mismo.

Para complicar esta teoría sobre la elección de un valor trascendental que Kaliayev se ve obligado a escoger, en el Acto IV, la figura de una religiosa duquesa introduce otra variable en la ecuación: Dios como sujeto superior. Sin embargo, Kaliayev descarta rápidamente esta opción ("GRAN DUQUESA: (...) Rece conmigo. KALIAYEV: Me niego" Acto IV). Aunque la propia Dora define a su enamorado como creyente, a la hora de elegir un sujeto superior,  Kaliayev elimina esta posibilidad, probablemente porque quien la propone, la duquesa, es un agente externo e impersonal que está intentando hacerle cambiar de opinión, al igual que lo son Skouratov y Foka, y con quien difícilmente puede empatizar. Encontramos, de hecho, otros "agentes externos" en otras obras de Camus, como es el caso del sol en "El extranjero", la luna en "Calígula" o la playa en "El malentendido".
Finalmente, en el último acto, podemos recalcar algunas de las palabras de Dora antes de volverse loca ("DORA: (...) Si muere, al contrario, le creeréis y podréis quererle todavía. Vuestro amor cuesta caro"). Estas oraciones representan un guiño hacia la opción de sujeto superior que ha tomado Kaliayev. Al final parece que su muerte ha sido determinada por el cariño a sus compañeros, la amistad y el compromiso con la célula terrorista y a la idea de no decepcionar a sus amigos. Se trata en realidad, no de un sujeto superior en sí, sino en una mezcla de algunos de los sujetos superiores anteriores que se han presentado en otros momentos de la obra. Ya sean justicia, libertad, amor... lo que empuja a Kaliayev a morir es un conjunto de factores, aunque si hay que decantarse por matizar la proporción del sujeto superior que más pesa en esta decisión, me inclinaría por el sujeto superior asociado al amor. Cabe, de hecho, subrayar que es posiblemente por el amor hacia Kaliayev que Dora enloquece tras tomar la siguiente bomba y habla de la "misma cuerda" como si compartiera el destino de Yanek. ("DORA: ¡Yanek! Una noche fría y la misma cuerda. Todo será más fácil ahora" Acto V). El cariño que constituye tanto el legado de Kaliayev como su sujeto superior parece ser el principio de la locura de Dora al final de la obra. Además ella había dado reiteradas muestras de cariño hacia Kaliayev, lo cual genera un clima dramático y aumenta la plausibilidad de que sea a causa del amor por lo que Dora enloquezca. Efectivamente, nadie más aparte de Dora amaba a Kaliayev y por eso nadie más aparte de Dora enloquece. Todos los demás personajes están simplemente tristes, pero no ha desdoblado su psicología a la psicopatía.
De hecho, de todos los personajes de la obra, el único que se ve expuesto a tomar una decisión moral de ese calibre es Kaliayev, el elegido para morir por la Organización. Todos los otros no necesitan elegir este sujeto superior, como el caso del ejército en el ejemplo del avión que he dado antes, dado que saben que van a seguir vivos y tienen claro que matar al duque es una prueba de justicia. No corren un riesgo irreversible y carecen de dilema moral. Camus establece en Kaliayev una dimensión de análisis psicológico y elección espiritual que no vemos en los demás personajes. A esta idea cabría añadirle la presencia de elementos de obras clásicas y la idea del destino, puesto que las acciones de los personajes parecen casi inevitables. Kaliayev parece ser casi el sacrificio, quien tome el lugar de los demás personajes invisibles de la obra que han muerto, como Schweitzer, este personaje que aparece mencionado al principio como un 'héroe terrorista' caído. Esta concepción de la filosofía del determinismo duro se observa también en otras obras de Camus, como "El extranjero" o "El malentendido". Es precisamente este destino de Kaliayev y el compromiso filosófico en el que le pone Dora sin darse cuenta en el Acto III que fuerzan al personaje principal a elegir este sujeto trascendental. El resultado de elegir un valor superior que vaya más allá de la naturaleza humana es el hecho de que Kaliayev en el interrogatorio no proporciona a la duquesa nada de información adicional sobre sus compañeros. Y esto es debido a la determinación y fortaleza psicológica que Kaliayev presenta gracias a esta elección del tema superior.

Bien se podría entender esta hipótesis que propongo como algo similar al "Übermensch" que explica Nietzsche (de hecho Camus bebe de la filosofía de Nietzsche) pero con pequeñas diferencias, dado que yo me refiero únicamente a un escenario irreversible para uno mismo. Aún así, Kaliayev sí está sobrepasando el miedo a la muerte en un mundo carente de Dios (he ahí otra diferencia con respecto a Nietzsche, porque para mí Dios también puede considerarse un tema superior) y por ello está dotando a su vida de sentido. Recordemos la cita ("no os distingo") que pronuncia ante Dora. Para él todo es uno, busca un solo fundamento sólido que, en este caso es una mezcla entre el deber, la justicia y el cariño a sus compañeros (características del sujeto superior que acaba por elegir). Me imagino este concepto que trato de exponer como un examen tipo test, o más metafórico incluso, como si Kaliayev estuviera frente a un río (la laguna Estigia, por ejemplo) sobre el cual hay diversos puentes que puede elegir para pasar al otro lado. El puente que escoja (fundamentalmente el amor a sus amigos en su caso) debe ser lo bastante sólido como para darle fuerzas para atravesar el río y dejarles a sus compañeros alguna ruta que seguir; la característica fundamental de Kaliayev y por la cual recordarle.

En el caso de que este planteamiento sea correcto, estaríamos hablando de una evolución en los trabajos de Albert Camus. Así tenemos a un personaje apático, existencialista, absurdo y nihilista en sus primeras obras como en el caso de "El extranjero", "El mito de Sísifo", "El malentendido" o "Calígula". Posteriormente, tenemos un tono ligeramente más optimista con "Los justos" unido a un mensaje de ánimo y de adoración a las artes en su "Discurso del Premio Nobel de 1957" que se podría culminar con "La caída" si, efectivamente, tiene una doble lectura que oscila entre el pesimismo y el optimismo; Camus estaría exponiendo un aire ligeramente más optimista. De ser así, "Los justos" con este conjunto de valores sería clave para explicar esta evolución. Del mismo modo, esta interpretación de "Los justos" explica cómo Camus pasa de un primer momento existencialista con "El extranjero" y cómo progresivamente (tal vez a causa de su rivalidad con Sartre) se aleja de estas ideas existencialistas dando paso al absurdo y cobrando su propia voz.

En resumen, el personaje principal de "Los justos" se enfrenta a una prueba de fuego y para hacer de este un drama psicológico-filosófico, Camus aplica la teoría del sujeto superior para aumentar la tensión en Kaliayev. Es esta elección de diversos sujetos superiores que se contraponen entre sí lo que ocasiona este dilema en el personaje y lo que explica que el sujeto superior en cuestión que escoja posea características de varios, lo cual alude a la complicación de la realidad. Con esto llegamos a la conclusión de que la elección de un sujeto superior no se manifiesta entera y totalmente inclinada hacia un valor trascendental en particular. La realidad de la psicología humana es más complicada que eso y no se pueden reducir todas nuestras decisiones irreversibles que cambian permanentemente el status-quo de la realidad a una sola elección. Siempre hay características y matices de diversos sujetos superiores que influencian nuestras decisiones, como es el caso de Kaliayev.

4. Conclusión:
Este ensayo ha tratado de hablar de la importancia de "Julio César" y su relación estilística con "Los justos" y de explicar el uso de la teoría del sujeto trascendental como elemento moral en "Los justos". No hay nada más motivador para el Hombre que los valores. También se ha expuesto un sistema ético asociado a la causa superior y se ha concluido que el dilema psicológicos de Kaliayev se produce por la ilusión de decidirse entre un valor trascendental u otro sin saber que cualquier conjunto de valores resultará en una decisión moral similar. Del mismo modo, para cerrar este análisis, las ideas expuestas sobre la posibilidad de un 'sujeto superior' se podrían resumir en una sola si aplicamos la filosofía pura de Camus: el absurdo. Camus explica que toda forma de buscar un conjunto de valores no es sino un acto absurdo. De hecho independientemente del susodicho sujeto superior que haya tomado Kaliayev, el resultado final de la obra no se altera: Dora se vuelve loca y por esto el tono dramático y trágico del texto de Camus se mantiene. Es más, se podría hasta añadir que es posible que Kaliayev no haya eliminado el despotismo de Rusia. Este escenario se da tanto tomando el sendero religioso, como el fraternal del sujeto superior o cualquier otro de los presentados a lo largo de la obra. Esto es lo que, entendiendo la filosofía del absurdo, Camus añadiría con este respecto.
Lo único que podemos hacer es especular sobre la plausibilidad de este punto de vista resumido, según Camus, en una lucha banal de la existencia humana por encontrar un significado a la vida, como refleja la ilustración de Sísifo.

5. Agradecimientos:
A Cristina Blanc y Asunción Monzón por tener la gentileza de leerlo, darme su opinión con este respecto y argumentar conmigo otras posibles interpretaciones.


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Fernando Martínez Periset